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Portrait de photographe au féminin - Mireille Valantin

Catégorie : Actualités
08/03/2021

À l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, CEWE est allé à la rencontre de Mireille Valantin, photographe amateur, participante au CEWE Photo Award et autrice de cette superbe photo de la semaine en noir et blanc. Elle revient pour nous sur l'histoire derrière cette photo, sa passion pour la photographie et ce que signifie pour elle la photo au féminin.






Comment avez-vous eu l’idée de cette photo ?

L'idée n'était pas préméditée, comme souvent en photo de rue, c'est le hasard. Partie pour ''errer'' dans les rues de Lyon, j'ai été attirée par le passage d'enfants sortant de l'école et jouant dans les jets d'eau. Je me suis assise au sol en simple spectatrice et au bout de plusieurs minutes j'ai déclenché pensant que peut-être les clichés me donneraient une belle série.


Qu’est-ce que cette photo signifie pour vous ?

L'intemporalité de l’insouciance des enfants.... (Cette photo de 2020 aurait pu être prise en 1950). Ces enfants courant partout et jouant avec les jets brumisateurs m'ont renvoyé la nostalgie des sorties d'école de mes propres enfants mais encore plus loin, des miennes, dans les années 70.

Qu’est-ce que vous aimez particulièrement dans cette photo ?

L'opposition entre la petite fille tenant son doudou statique qui regarde le garçon courir vers les jets d'eau...Le suivra t-elle ? Restera-t-elle spectatrice ?Parlez-nous un peu de ce voyage ou de cette journée et leurs plus beaux moments en quelques phrases. Régulièrement j'aime déambuler dans les rues de Lyon, sans but précis et parfois la photographie me saisit et s'invite comme une surprise. Cette journée-là, en fin d'après-midi, alors que je m’apprêtais à rejoindre ma voiture pour rentrer dans ma campagne, le spectacle s'est invité : une dizaine d'enfants cartables au dos, heureux de quitter l'école et de pouvoir jouer dans les jets brumisateurs : certains essayaient de boucher les buses avec leurs pieds ou leurs mains, d'autres couraient vite pour les éviter... Je me suis finalement assise par terre et le temps s'est suspendu.


Comment avez-vous commencé la photographie ?

Adolescente dans les années 80 j'avais un petit Kodak que j'emportais partout mais les pellicules et le développement avaient un coût pour une famille modeste alors je photographiais avec retenue. Vers 25 ans, j'ai eu mon premier Canon sans vraiment connaître la technique photographique et puis dans les années 2000 avec l'arrivée du numérique, un ami m'a revendu son Nikon D200 et c'était parti : club photo pour enfin comprendre le fonctionnement et la technique photographique, visionnage de nombreuses expositions et beaucoup de pratique car avec le numérique c'est plus simple de se tromper. Depuis un an, je goûte à nouveau à l'argentique, un peu comme une madeleine de Proust.

Qu’est-ce que la photographie signifie pour vous ?

La liberté, la patience, la capture de l'instant qui passe et ne sera plus. Ce sont ces moments de solitude, de contemplation où le temps semble s'arrêter dans un monde où tout va si vite.

 

Diriez-vous qu'il existe une photographie au féminin ?

La photographie est un nom féminin, c'est déjà un bon début ! Question très difficile car en regardant une photo, je suis incapable de dire si le photographe est un homme ou une femme. En revanche, je vais ressentir une émotion qui peut aller de la colère à la délicatesse et finalement l'auteur s'efface derrière l'image. Je dirai que l'image n'a pas de sexe mais une âme.

 

Racontez-nous vos 5 plus beaux moments liés à la photographie

Les journées entières à regarder le bal des vautours fauves dans les gorges du Tarn : une émotion intense et des photos médiocres.
Les treks dans le désert marocain et les rencontres humaines dans les coins reculés de l’Atlas.
Les planques à l’affût durant des heures dans les genêts dans l'espoir de surprendre ou d'être surprise par un chevreuil, un lièvre ou un renard.
Mes multiples essais de photo macro d'abeilles dans les châtaigniers des Monts du Lyonnais.
Mes errances dans les rues de nombreuses villes.

 

Quels conseils donneriez-vous à des débutants en photographie ?

Bien sûr il faut de la technique, mais elle doit être au service de ce que l'on recherche. Une photo c'est une partie de soi, c'est intime. Le plus difficile, c'est de faire passer l'émotion à celui qui la regarde et qui ne connaît pas les circonstances dans lesquelles elle a été prise. Il ne faut pas hésiter à se nourrir des photos des autres (livres, expositions...). Avec le numérique, l'erreur est gratuite, alors il ne faut pas hésiter à déclencher encore et encore : on apprend de ses expériences. De la persévérance, de l'humilité , du partage et au-dessus de tout , du plaisir ! C'est cela pour moi la photographie.


Un grand merci à Mireille Valantin d'avoir répondu à nos questions.

Participez vous aussi au CEWE Photo Award pour peut-être faire partie des grands gagnants qui se partageront 250 000 € de dotations : www.cewephotoaward.com